138 !!!! ARRÊTONS LE MASSACRE !!!

Le 25 novembre a eu lieu la Journée Internationale de lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes. BIEN TRISTE ANNIVERSAIRE au regard du dernier MEURTRE d’une femme battue à mort par son mari !!!!!!!!

Mais comment a-t ’on pu en arriver là ???  

138 MEURTRES FÉMINICIDES JUSTE POUR CETTE ANNÉE  !!!!!

La Ministre de la Justice a rendu public, le 17 novembre, un rapport sur les homicides conjugaux …

Triste constat de l’inaction totale du gouvernement depuis son élection sur ces violences faites aux femmes et sur les meurtres qui en découlent !!!

 Elle a simplement reconnu que « la chaine pénale n’est pas satisfaisante » !!! C’est le moins que l’on puisse dire au vu du triste total de ces féminicides !!

L’Inspection générale de la justice a analysé les meurtres conjugaux commis en 2015 et 2016, définitivement jugés.

Dans près de la moitié des cas, un signalement avait déjà été fait à la police ou à la gendarmerie.

Quatre chiffres à retenir du rapport qui pointe les failles du système :

1°) Dans 65% des cas où des violences existaient avant le meurtre, la police avait été informée

Sur 88 cas étudiés, 83 % des victimes sont des femmes.

Sur 76 dossiers retenus, il apparaît que 2/3 des victimes avaient subi des violences conjugales antérieurement à l’Homicide.

Soit près de 48 cas, parmi lesquels 17 situations où les violences antérieures n’avaient jamais été dénoncées alors qu’elles étaient connues de l’entourage de la victime.

« Cette carence témoigne des difficultés, pour les proches, à prendre et à assumer la responsabilité du signalement, en l’absence de volonté de la victime de porter plainte ».

Il ne faut plus qu’il y ait un sentiment d’impunité, il doit toujours y avoir une réponse pénale très forte afin de punir à bon escient les voyous.

2°) Seules 18% des mains courantes aboutissent à une enquête

Quand la victime a déjà subi des violences conjugales par le passé et que ces dernières ont été signalées aux forces de l’ordre, le rapport indique que les mains courantes et les procès-verbaux de renseignements judiciaires débouchent rarement sur des investigations.

Sur 40 mains courantes déposées, seules 7 seront suivies d’investigations !! 

Cela fausse donc totalement la réalité des chiffres !!

3°) 80% des plaintes sont classées sans suite

Si l’affaire est bien transmise au Parquet, le rapport pointe des manques très importants pour la prise en compte des mains courantes qui empêchent de donner une réponse pénale adéquate.

Dans le cadre des rares enquêtes préliminaires ouvertes par les procureurs, écrit l’inspection, « les victimes sont auditionnées, les auteurs ne le sont pas systématiquement et les témoins et le voisinage pratiquement jamais ».

L’appréciation du danger apparaît donc « empirique, sans véritable outil d’évaluation ».

Il faut des formations à l’accueil des victimes, à leur suivi, dans les commissariats, dans les gendarmeries et dans les tribunaux.

Il estnécessaire de mettre en place des protocoles de

réponse qui ne laissent place à aucune faille, nulle part, à quelque niveau que ce soit !

4°) 15% des auteurs sont récidivistes

Parmi les auteurs d’homicides conjugaux étudiés par l’Inspection générale de la justice, 15% avaient déjà été condamnés pour violences conjugales, « dont 77% pour des faits commis sur la même victime ».

« Dans un cas sur deux, l’auteur a récidivé dans les trois ans de la condamnation antérieure sous la forme d’un homicide ou d’une tentative d’homicide sur la même victime ».

En 10 ans ce sont près de 1500 femmes qui ont péri, victimes de leurs conjoints et surtout malheureusement de nos propres défaillances.

Il faut évidemment légiférer afin de dépasser le secret médical comme le proposent plusieurs édiles. Ça fait appel à l’éthique du médecin »

L’Inspection générale de la justice avance ainsi vingt-quatre recommandations précises, notamment des protocoles permettant la mise à l’écart temporaire des auteurs des violences, y compris en hébergement autonome, mais aussi un suivi par des médecins addictologues, des psychiatres, et le développement

des prises en charge collectives durant leur détention.

Les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, un numéro de téléphone gratuit et anonyme.

Cette plateforme d’écoute, d’information et d’orientation est accessible de 9 heures à 22 heures du lundi au vendredi et de 9 heures à 18 heures les samedis, dimanches et jours fériés.

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