Les urgences vacillent !

Les urgences vacillent, le signal d’alarme est tiré.

Les professionnels des urgences suffoquent et les responsables de détournent.

L’été approche. De nouveaux lits vont fermer faute de personnels.

Est-il bon de rappeler que personne ne vient aux urgences par plaisir, que personne ne vient s’asseoir en salle d’attente pendant des heures par plaisir.

Le personnel s’épuise à s’occuper des patients comme ils peuvent, tout en continuant d’accueillir les nouveaux patients.

Il y a un besoin urgent de personnel.

Le gouvernement a tardé à réagir et ses propositions ne sont pas à la hauteur du malaise grandissant. Les soignants souhaitent une augmentation de salaire, des effectifs supplémentaires et une sécurisation des locaux afin d’éviter les agressions (les patients expriment leur colère parfois de façon violente). Il y a un gros manque de moyens et une pénurie de médecins.

Entre 1996 et 2016, la population prise en charge aux urgences est passée de 10 à 21 millions.

La mode est d’établir des rapports et de créer des commissions d’études. MME Buzin, Ministre de la Santé, a annoncé une mission nationale pour élaborer une politique destinée à « adapter les urgences aux nouveaux besoins de santé ». Ne faudrait-il pas arrêter de perdre du temps avec tout ça mais plutôt sortir des contraintes budgétaires ?

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