Portes info de novembre 2019 #Portes2020

Mémoire sélective

Dans le précédent éditorial, Madame le maire Geneviève Girard, vous proposez de sortir Portes « d’une certaine forme d’isolement ».

Un objectif que nous partageons. Cet isolement n’était pourtant pas ressenti par les Portois en 2001. Le devoir de mémoire nous impose de rendre à Messieurs Gabriel Coullaud et Jean-Guy Pinède les mérites des grandes réalisations qui furent les leurs : reconstruction, urbanisation, réseaux, voirie, écoles, centre de loisirs, Train-Théâtre/Cinéma, médiathèque, gymnases, créations des zones d’activité (#Portes2020 pour retrouver les étapes de ces courageuses politiques). Cette ambition pour Portes, nous espérons la retrouver bientôt.

Un peu d’histoire

Les mutations économiques qui ont permis à Portes-lès-Valence de (re)naître après-guerre dépassent
de très loin la contribution d’un(e) élu(e), fusse-t-il pour 2 mandats. Historiens et économistes
s’accordent pour fixer aux années 1960 les ruptures majeures qui ont conduit notre commune à se développer.
Avec 85% de ses activités liées à la SNCF, et un conseil municipal composé de 75% de cheminots, la
cité Portoise a su s’inventer un avenir qui ne soit plus quasi-exclusivement basé le rail.

Et c’est à Gabriel COULLAUD que revient le principal mérite de cette reconversion économique.
Sur le plan des infrastructures et équipements, Portes-lès-Valence qui fut détruite à plus de 80% par
les bombardements alliés en 1944 a dû consacrer 20 années d’après-guerre à reconstruire
logements, réseau d’eau potable, assainissement, voirie, écoles (Anatole France, Joliot-Curie et
Fernand Léger, puis fin des années 1960 l’école Voltaire et le CES).
Sur le plan de l’urbanisme, l’évolution démographique et sociologique a été permise par un POS
adopté en 1975, qui a conduit à accélérer de manière structurée l’essor de Portes-lès-Valence, dans
le souci constant de limiter la spéculation foncière, et de concilier locatif social et accession à la
propriété pavillonnaire.
Sur le plan du cadre de vie, la quasi-totalité des équipements socioculturels et sportifs de Portes sont
directement issus des ressources générées par le développement industriel de la commune (centre
aéré, halte-garderie, MJC, Ecole d’art, Ecole de musique, gymnase Auguste Delaune, piscine,
boulodrome).
Sur le plan de l’activité économique proprement dite : c’est également mi-années 1960 que fut créée
la première Z.I. Entre RN7 et réseau ferré, où s’installèrent de nombreuses entreprises fortement
pourvoyeuses d’emplois (Marion, DPPLV, Merlin, Boussois, Phénix, Coopérative Agricole du
Valentinois, Perge).
La construction de l’A7 entraînera le déplacement du port de Valence vers Portes (CNR).

Et cette seconde Z.I. Majeur connaîtra un développement remarquable (Pavailler, Tézier, Magne, GondrandFatton, Martin, etc.).
Puis ce sera le développement de part et d’autre de la rue Brossolette de la Z.A. Ollagnier (Descours
et Cabaud, Pieri, Comes, Silkolene, Fraysse, Barnier, etc.).
Enfin, même la Z.A. De Morlon (SOFATH notamment, Constructel, etc.) date pour sa première
tranche du milieu des années 1970.
Autant dire que l’intervention de notre édile, fusse-t-elle étalée sur 2 mandats, n’est pas pour grand-chose dans la sortie de notre commune de son isolement. Rendons à Gabriel COULLAUD et Jean Guy PINEDE et leurs équipes respectives ce qui leur appartient : des initiatives majeures dans un contexte de sortie de guerres où tout était à faire, et où il a fallu faire tout dans un ordre logique et de manière structurée et raisonnable pour bâtir au propre comme au figuré la ville de Portes-lès-Valence.

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